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le 29-03-2016



8 marques sur 10 n'évaluent pas l'impact du mobile sur leurs ventes offline

Quels sont les enjeux du marketing mobile ? Une étude d'Activis et BVA Limelight analyse la façon dont les marques font face à l'explosion du web mobile.

L'appréciation : peut mieux faire.
Le mobile, le premier réflexe de la journée ? En 2016, les Européens possèdent, en moyenne, 1,3 téléphone mobile par personne et les flux sur mobile représentent 50 % du trafic sur Internet. Ces chiffres, en constante augmentation, laissent présager du poids marketing que devrait prendre le mobile dans les prochaines années. Pour mesurer toute l'ampleur du phénomène, Activis (ADLPerformance), spécialiste de la génération de trafic, et BVA Limelight ont conduit une étude sur le marketing mobile intitulée "Les best practices pour faire face à l'explosion du Web mobile" et dévoilée le 18 février. Quels en sont les enseignements clés ?

Penser "mobile friendly"
64 % des entreprises interrogées estiment que le marketing mobile est au coeur de la stratégie digitale. De là à penser "mobile first" ? Pour l'heure, 77 % des marques ont adopté un site en responsive design, quand 54 % ont fait évoluer leur stratégie de contenu sur mobile pour mieux répondre aux besoins des mobinautes. Les changements portent ainsi sur l'ergonomie, le design et les formats et sur la place croissante des visuels.

Pour être davantage "mobile friendly", les répondants se sont également tournés vers la solution de l'application mobile (à 34 %). "Les entreprises doivent encore évoluer sur le sujet, a réagi Amaury Laurentin, directeur général de BVA Limelight. Seules 22 % ont lancé un site dédié et 8 % ont adopté le dynamique serving, une alternative au responsive design.
Pourtant, pour 48 % des décisionnaires interrogés, l'enjeu du mobile est le développement de la relation avec le consommateur et l'expérience client, et pour 29 % l'optimisation du taux de conversion.

Développer une visibilité sur le mobile
Pour développer la visibilité sur mobile, le SEO arrive en tête (56 %), suivi du SEA (35 %) et de la publicité en display (33 %). Publicité vidéo (20 %), optimisation de la conversion (14 %) et publicité sur les réseaux sociaux (4 %) ferment la marche. "La pédagogie est encore de mise, souligne Amaury Laurentin, dans un contexte où le trafic mobile a vocation à devenir majoritaire." Ainsi, la publicité mobile est un canal sous-évalué sur les réseaux sociaux alors que, paradoxalement, les applications les plus utilisées sont les applications développées par les plateformes social media, à l'instar de Facebook, YouTube, ou, encore, Twitter.

Quelles sont les difficultés ?
Malgré l'importance du mobile, 82 % des organisations ne sont pas en mesure d'évaluer son impact sur leurs ventes offline. "Nous observons un cercle vicieux puisque les entreprises déclarent que le digital a une grande place dans leur stratégie, mais qu'elles ne disposent pas des outils pour en mesurer l'impact en termes de ROI", analyse Philippe Le Meau, directeur général d'Activis.

Nombreux sont les obstacles rencontrés par les entreprises au moment de la mise en oeuvre de leur stratégie mobile. Ainsi, arrive en première position l'organisation interne, puis ex-æquo l'évolution constante de la technologie (40 %), suivies de la difficulté de démontrer le ROI des campagnes (36 %), et enfin, le faible retour d'expérience (35 %). Cela est particulièrement vrai chez les décisionnaires qui sont principalement freinés par l'évolution de la technologie (45 %) et un ROI difficilement justifiable (42 %).

Quels sont les enjeux du mobile en 2016 ?
En 2016, 31% des marques se fixent l'objectif de développer l'expérience client, tandis que 28 % souhaitent créer un environnement adapté aux nouveaux usages ou, encore optimiser leur taux de conversion (19 %). La cohérence cross-device et le développement technique ne font pas partie des priorités.

Publié par Floriane Salgues sur actionco.fr



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le 17-03-2016



Twitter a dix ans : les 10 chiffres clés du réseau social

Twitter fête son anniversaire lundi 21 mars. Utilisateurs, CA, salariés, pertes… Voici ce qu'il faut retenir de cette première décennie.
Le 21 mars 2006 à 21h50, Jack Dorsey, cofondateur de Twitter, postait le premier tweet de l'histoire du réseau social : "just setting up my twttr".
Dix ans plus tard, le site de microblogging aux 140 caractères est valorisé 11,5 milliards de dollars sur le NYSE. Retour sur son développement à travers dix chiffres clés.
- 320 millions d'utilisateurs. C'est le nombre d'utilisateurs actifs par mois revendiqués par Twitter. La barre des 300 millions a été franchie au premier trimestre 2015.
- 2,22 milliards de dollars. C'est le chiffre d'affaires enregistré par Twitter en 2015 contre 28 millions de dollars en 2010. Mais c'est aussi quasiment la somme perdue par le réseau social depuis sa création : la société a enregistré 2 milliards de dollars de pertes en dix ans, dont 520 millions en 2015.
- 80%. C'est la proportion des utilisateurs de Twitter actifs chaque mois sur mobile.
- 3 340 645. C'est le nombre de fois qu'a été retweeté le selfie d'Ellen DeGeneres aux Oscars en 2014, faisant de son tweet le plus populaire de l'histoire du réseau social. Nombre de mentions "j'aime" : 2 145 201.
- 84 476 488. C'est le nombre de followers du compte Twitter le plus populaire, celui de Katy Perry. Suivent Justin Bieber (77 millions de followers), Taylor Swift (près de 73 millions) et Barack Obama (71 millions) puis Youtube (60 millions).
- 130 000. C'est le nombre d'annonceurs publicitaires affichés par Twitter fin décembre 2015. A titre de comparaison, Facebook en comptait 2,5 millions à la même date, et deux mois plus tard, fin février 2016, Instagram en revendiquait 200 000.
- 22,6% de 18-24 ans. 22,6%, c'est la proportion à fin 2015 des utilisateurs américains de Twitter ayant entre 18 et 24 ans, tranche d'âge la plus représentée sur le réseau social. Les proportions vont décroissantes tandis que l'âge augmente : 21,5% des utilisateurs ont entre 25 et 34 ans, 16,4% entre 35 et 44 ans, 12,7% entre 45 et 54 ans, 7,9% entre 55 et 64 ans et 5,8% plus de 65 ans.
- 3 900. C'est le nombre de salariés de Twitter à fin 2015. 40% d'entre eux occupent des fonctions techniques. Le réseau social a ouvert 35 bureaux à travers le monde.
- 79%. C'est la proportion des comptes Twitter créés en dehors des Etats-Unis.
- 3,98 milliards de dollars. C'est le chiffre d'affaires issu de la publicité que Twitter prévoit d'engranger en 2017, contre 2,95 milliards prévus en 2016 et 2,03 milliards enregistrés en 2015.

Article de Aude Fredouelle sur journaldunet.com



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le 02-03-2016



Les 7 commandements du recrutement prédictif


Si l’approche prédictive permet aux professionnels du recrutement d’améliorer l’efficacité de leurs processus de sélection de manière radicale, celle-ci nécessite toutefois de faire preuve d’une grande rigueur dans son application. Voici 7 commandements à respecter absolument pour assurer le succès de la mise en œuvre de vos projets de recrutement prédictif.



#1 - Définissez vos objectifs

Souhaitez-vous recruter des collaborateurs plus performants ? Plus engagés ? Avez-vous pour objectif principal de réduire le turnover de 10, 20 voire 30% ? Tout projet de recrutement prédictif doit impérativement commencer par là. En effet, les objectifs que vous aurez définis conditionneront les données à exploiter et le type d’analyse à conduire sur la base de ces données.

Pourquoi c’est crucial...

Si vous ne définissez pas précisément vos objectifs en matière de recrutement prédictif, il vous sera impossible - dans 12, 24, 36 mois… - de juger de la pertinence du processus mis en place.

#2 - Identifiez précisément les données dont vous avez besoin

Admettons que vous ayez choisi de vous concentrer sur le recrutement de collaborateurs plus performants pour une catégorie de postes (les commerciaux sédentaires par ex.). Dans ce cas, vous devez savoir exactement quels sont les critères qui sont utilisés en interne pour évaluer la performance de chacun dans son job (nb d’appels, nb de rdv téléphoniques, nb de démos en ligne de votre solution ou de vos produits, nb de commandes signées, CA généré, marge générée…). Echangez avec le manager ou le directeur opérationnel au besoin, il a forcément la liste des critères sur lesquels il se base pour juger de la performance des uns et des autres.

Pourquoi c’est crucial...

Si vous n’identifiez pas les informations à recueillir, vous risquez de vous disperser et de collecter toutes les données qui vous tomberont sous la main. Contrairement à ce que l’on peut parfois croire (et entendre) en matière de collecte de données, plus n’est pas toujours mieux. Ce qui compte c’est avant tout de recueillir de la data utile et de la data de qualité.

#3 - Ciblez le potentiel !

Les principales études réalisées sur la pertinence des processus de recrutement prédictif ont mis en évidence que l’un des facteurs les plus prédictifs des probabilités de réussite des personnes au travail était leur potentiel. Quand on parle de potentiel, on parle principalement d’aptitudes, de motivations et aussi de personnalité. En somme, centrez-vous sur « qui est la personne » plutôt que sur ce qu’elle veut bien vous raconter d’elle au travers de son CV ou de son profil digital.

Pourquoi c’est crucial...

Aujourd’hui, tout le monde sait que les informations présentes dans le CV des candidats sont « arrangées » dans une proportion de 70 à 85% (pour les commerciaux en particulier). Qui s’appuierait sur des données dont 70 à 85% ne sont pas complètement « clean » pour prendre une décision aussi cruciale que celle de faire entrer ou pas de nouvelles personnes dans sa boîte ?

#4 - Procédez par étapes, de manière méthodique.

Pour schématiser, la mise en place d’un processus de recrutement prédictif se passe en 3 étapes clés. Un, vous recueillez toute la data utile concernant les performances (ou l’engagement, la durée de vie…) des collaborateurs en poste. Deux, vous recueillez ce que l’on appelle les « prédicteurs potentiels ». Dans cette catégorie, on trouve l’ancienneté, la localisation et les caractéristiques personnelles des collaborateurs en poste (aptitudes, motivations, personnalité), ainsi que tout autre facteur dont vous soupçonnez qu’il puisse avoir un impact sur la performance des personnes en poste. Trois, vous identifiez les patterns de prédicteurs (perso, aptitudes, motivations, ancienneté, parcours…) liés positivement aux facteurs que vous souhaitez prédire (perf, engagement, durée de vie…).

Pourquoi c’est crucial...

Parce qu’aucune autre façon de procéder ne vous permettra d’obtenir de meilleurs résultats… tout simplement !

#5 - Identifiez un modèle, et collez à ce modèle.

Le propre du montage d’un processus de recrutement prédictif, c’est que vous serez forcément confronté - à un moment ou à un autre - à faire des choix. Il y a fort à parier que si vous faites porter votre étude sur une population commerciale, une première version du modèle vous permette d’identifier de meilleurs chasseurs alors qu’une autre vous oriente davantage sur la sélection de profils plus orientés « fidélisation ». Ce qui est crucial, c’est de faire un choix clair et surtout de ne pas chercher la maximisation de l’ensemble des facteurs de performance à la fois.

Pourquoi c’est crucial...

Ce genre d’option (la dernière) a généralement tôt fait de vous conduire à moyenniser le ROI que vous serez en mesure d’obtenir au bout d’un an...

#6 - Une fois le modèle trouvé, appliquez-le de façon rigoureuse !

Recruter de manière prédictive, cela veut dire appliquer un modèle de présélection qui vous permettra de ne rencontrer qu’une fraction des candidats qui vous soumettront leur candidature. L’intérêt de la démarche, c’est que contrairement à une sélection sur CV, le critère de décision est clair : vous avez une valeur seuil (60% d’ajustement au modèle par exemple) et vous sélectionnez uniquement les candidats qui parviennent à cette valeur seuil (ou la dépasse). Si cela vous paraît un peu « barbare/violent » dans l’approche, rappelez-vous 2 minutes la façon dont la plupart des recruteurs procèdent aujourd’hui : on reçoit une pile de CV, on opère un classement en 3 tas (Oui / Non / Peut-être)… mais sur quoi au fond ? Sur la base de 10 à 20 secondes passées à scanner des infos dont le lien à la performance dans le poste n’est au final pas vraiment avéré ?

Pourquoi c’est crucial...

Si vous commencez à transiger sur la valeur seuil, c’est le début de la fin… Ce candidat à 56% est pas mal, après tout, on n’est pas loin des 60%. Ah, mais celui-ci à 43% a également des éléments intéressants dans son CV… D’un coup, vous vous retrouvez à fonctionner de la façon dont vous avez toujours fonctionné. Dès lors, vous obtiendrez de nouveau les résultats que vous avez toujours obtenus, pas pires, mais pas mieux également.

#7 - Mesurez SYSTÉMATIQUEMENT les résultats obtenus.

Ceci est un point clé de la démarche de recrutement prédictif. Une fois le processus de recrutement prédictif mis en place, vous devez systématiquement en évaluer la pertinence à 12, 24 et 36 mois. Pour cela, rien de plus simple, il vous suffit de recueillir (par exemple) la performance ou le turnover à 12 mois observé chez les nouveaux recrutés (depuis l’introduction du processus de recrutement prédictif) et de les comparer avec la performance et le turnover à 12 mois observés chez celles et ceux qui étaient recrutés avant l’introduction de la démarche. Les résultats sont-ils concluants ? Sont-ils à la hauteur des objectifs que vous vous étiez fixés ? Si oui, tout va bien. Si non, retravaillez le modèle.

Pourquoi c’est crucial...

Parce que les modèles prédictifs sont vivants. Il ne suffit pas en effet de les monter une fois pour toutes puis de les appliquer aveuglément sur 3 ans. Les nouvelles recrues vous apportent une information nouvelle. En prenant en compte leurs profils et leurs performances pour itérer, vous vous inscrivez réellement dans une démarche d’amélioration continue. Et c’est aussi ça, la philosophie du recrutement prédictif.

Article de David Bernard sur focusrh.com



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le 19-02-2016



Comment la data sauve le secteur de la distribution

Tandis que certains distributeurs voient leur activité baisser d'autres optimisent leurs ventes.




Ce n'est pas un secret : le secteur de la distribution rencontre des difficultés. Les consommateurs ayant décidé de ne plus acheter de vêtements, les distributeurs doivent trouver une solution.

Tandis que les boutiques peinent à attirer quelques clients, les géants de la mode abordable tels que Zara, H&M et Forever 21 florissent.

Ces grandes enseignes doivent ce succès en partie à leurs stratégies s'appuyant sur les données informatiques et le traitement analytique. En comprenant les envies du consommateur, elles peuvent booster leurs ventes.

Ce phénomène n'est pas nouveau.

Dans un e-mail à Business Insider, Anush Prabhu, chef du channel planning et responsable des investissements chez Deutsch, une agence de publicité, a déclaré que les données ont toujours joué un rôle primordial dans le secteur de la mode et plus précisément de la "mode de masse". Les distributeurs voient quels produits de grands créateurs se vendent le mieux et les reproduisent. Par exemple, quand un sac matelassé Chanel devient tendance, une enseigne comme Forever 21 ou Kate Spade sortira une collection similaire de sacs matelassés.

Les enseignes de prêt-à-porter savent mieux que quiconque à quel point il est important de conserver les données.

Au cours d'un entretien avec Business Insider, James Green, PDG de Magnetic, une entreprise qui fournit des données aux spécialistes du marketing, déclare que "les distributeurs, en particuliers les distributeurs de prêt-à-porter, sont toujours à la pointe de l'innovation car leurs marges sont très minces et ils se concentrent davantage que les autres sur la performance et les résultats immédiats des campagnes publicitaires.

Plus le distributeur dispose d'informations, plus sa tâche est facile.

Prabhu poursuit : "de nos jours, compte tenu de l'étendue des données disponibles, les distributeurs de prêt-à-porter peuvent prendre de l'avance. Par exemple, ils ont accès à des millions de conversations sur les réseaux sociaux et peuvent ainsi prévoir les tendances. "Ils pourront ensuite tirer profit des informations obtenues sur le comportement des consommateurs en fonction de la météo, ou celles tirées des données mobiles sur la fréquentation des magasins pour renverser la tendance. Par exemple, des distributeurs comme Gilt ont commencé, il y a quelques années, à se concentrer sur la tranche horaire durant laquelle l'activité internet des consommateurs sur leur lieu de travail était la plus élevée. Jouer sur ces données a changé la façon dont les consommateurs achètent en ligne.

Le recours à cette méthode est plus évident lorsqu'un distributeur en ligne "suggère" des produits au consommateur car il utilise l'historique de recherche et de navigation de ce dernier.

Sur le long terme, ces données peuvent permettre aux entreprises de créer des campagnes marketing ciblées et intelligentes.

James Green ajoute que "pour être toujours en avance sur son temps il faut créer des campagnes publicitaires en ayant une connaissance solide de la clientèle. En effet, ces campagnes ne peuvent pas se contenter de proposer différentes publicités à différentes personnes en se basant simplement sur leurs "intentions", elles doivent aussi cibler les consommateurs en fonction de leur comportement d'achat, leur fidélité et d'autres donnés".

Par exemple, cela pourrait impliquer d'utiliser des informations pour créer une campagne cohérente.

"Prendre en compte les informations concernant les consommateurs lors de la création publicitaire est essentiel pour atteindre la bonne clientèle et ce pour différentes raisons. Tout d'abord, les consommateurs s'attendent à une expérience solide de la part des marques et sont toujours plus satisfaits lorsque la technologie trouve spontanément des moyens de leur faciliter les choses", explique Green. "Nous le constatons lorsque Google envoie une alerte pour vous rappeler votre prochain rendez-vous. La méthode des distributeurs est plus subtile mais tout aussi efficace : ils annoncent aux consommateurs que les produits qu'ils ont achetés il y a 6 mois sont aujourd'hui soldés. Cette tactique est aujourd'hui appréciée par les consommateurs. L'effet inverse se produit lorsque le client continue de recevoir des offres spéciales pour un sac H&M ou un manteau Topshop ou tout autre article qu'il a déjà acheté. Ce problème peut être résolu si l'équipe marketing utilise un système CRM ou si les distributeurs font des tests et analysent les résultats pour en tirer des informations.

Adore Me, une marque de lingerie qui a connu une croissance fulgurante, a recours à cette méthode. Elle a reçu la deuxième place au classement des entreprises de vente au détail du magazine Inc et la quatorzième place au classement général de la prestigieuse 5000 list de Inc. Le magazine relève qu'en l'espace de trois ans, l'entreprise a connu une croissance astronomique de 15,606%.

Il suffit de regarder les chiffres : l'entreprise a engendré un chiffre d'affaires de 1,1 million de dollars en 2012, de 5,6 millions de dollars en 2013 et de 16,2 millions de dollars en 2014. Pour mettre ces chiffres en perspective, Sharon Klapka, directrice du développement des affaires et de la marque, a confié cet été à Business Insider que l'entreprise était en bonne voie pour supplanter La Perla, véritable pilier de la lingerie fine.

Adore Me attribue en grande partie son succès à son solide programme marketing qui a visé juste avec sa méthode de tests.

"Nous faisons passer des tests A/B à nos mannequins via une plateforme interne", nous explique Camille Kress, également chargée du développement des affaires et de la marque chez Adore Me. Pour chaque ensemble, nous prenons plusieurs photos que nous postons ensuite sur notre site. La différence entre deux photos peut être minime comme un simple placement de main. Sur les mille personnes qui consultent notre site, 500 verront la photo A et 500 verront la photo B. Nous voyons ensuite celle qui attire le plus de clients et celle qui permet de faire le plus de ventes.

Les plus petits indices – comme le fait que les femmes réagissent mieux face aux mannequins brunes qu'aux blondes dans le cas de Adore Me – peuvent aider à augmenter les ventes.

Il est également important d'éviter les erreurs – surtout pour un distributeur de mode en ligne comme Adore Me.

"Dans le monde de la lingerie, les délais d'exécution sont très longs et les tendances changent rapidement il est donc important de ne pas faire de faux pas."

"Nous prenons les données issues de notre programme de marketing participatif en considération lorsque nous lançons de nouvelles collections et de nouveaux produits, ce qui nous permet de limiter les "fashion faux-pas" puisque nous sommes plus aptes à prévoir ce qui marchera et ce qui fera un flop", poursuit Camille Kress.

Les géants de la mode disposant de séries de données plus importantes, il serait négligent de la part de ces entreprises montantes– surtout celles en ligne – de penser qu'elles peuvent se fier à leur intuition.

"Les e-distributeurs ne peuvent absolument pas se fier à leur intuition ou à ce qu'ils croient savoir. Ils ont un gros avantage sur les autres : ils peuvent collecter des données facilement. Il ne faut pas gâcher ces données, elles doivent être une constante source d'inspiration et un précieux outil d'aide à la décision".

Les experts sont d'accord.

"Sans les données, les marketeurs sont perdus", affirme Green. "h'umain est très doué pour accorder des "motifs" entre eux mais pour que nous puissions identifier un motif les points de données doivent être limités. Par exemple, si un groupe d'oiseaux s'envole en même temps, cela indique la présence éventuelle d'un danger. Mais il y a trop de données disponibles pour repérer un motif. Nous avons donc besoin d'outils analytiques performants pour repérer les tendances, faire des tests et trouver la cause des résultats. Pour les distributeurs de mode qui essaient de produire en grande quantité et à un rythme encore plus soutenu, utiliser des outils analytiques de manière efficace est d'autant plus vital pour leurs affaires. Nous savons tous que la quantité de données disponibles aujourd'hui n'a jamais été aussi importante et elle continue d'augmenter à un rythme exponentiel. Ces données sont de véritables sources d'idées si vous avez les outils et une équipe d'experts pour les chercher."

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le 17-02-2016



Le client : clé de la transformation digitale

Un seul mot rassure tout le monde dans une entreprise : Client . En l'associant à la transformation digitale de tous les métiers de votre entreprise, vous partez gagnant d'avance car vouloir transformer sans faire adhérerl'humain est la garantie d'un cuisant échec






La transformation digitale, pourquoi faire ?
Il est dit dans le monde de l'entreprise qu'avant d'essayer d'être différents, il faut faire pareils car les clients ont besoin d'un socle commun de produits et de services pour ensuite comparer sur les petits détails qui font la différence d'une marque à une autre.
Alors comme la grande tendance de ce siècle est au digital, ne pas y aller est bien sûr suicidaire pour l'entreprise et la marque qui la représente. Y aller n'importe comment aussi.
Mais une fois ceci dit, à quoi sert vraiment la transformation digitale ?
Les uns la verront comme une opportunité de réduire drastiquement les coûts fonctionnels et opérationnels notamment par la gestion électronique des documents et des traitements, le e-quelque chose comme le e-learning (à base de MOOC, de COOC et de gamification) permettant notamment un auto investissement des collaborateurs montrant ainsi leur réelle motivation à s'adapter aux besoins, etc... Mais aussi le moyen d'en profiter pour changer d'outils comme les ERP devenus de vrais capharnaüms où même les meilleurs DSI se perdent tellement les passerelles qui ont été créés fragilisent la fonction première d'un ERP, à savoir gérer tout ce qui a une valeur financière et vitale pour l'entreprise.
Les autres verront la transformation digitale comme une opportunité de développer leur business avec de nouveaux canaux et de nouvelles niches ouvertes sur monde, de traquer le client partout où il interagit pour que le moindre euro potentiel de chiffre d'affaires ne puisse échapper à la marque. Une illusion en soi car le client moderne est le champion du monde de la liberté de faire des pieds de nez aux marques quand il estime devoir le faire. Sans compter tous les intrus ingénieux qui viennent titiller les écosystèmes des marques et affoler leurs organisations longtemps confortablement ensilées dans leurs certitudes fortement rémunératrices mas aussi aveuglantes en termes de gaspillage.
Mais beaucoup verront les deux tant qu'à faire. Le jackpot. Seulement voilà. Une fois qu'on a identifié les sources d'économies et de développement comment en optimiser le rendement ?
Car cela sert à quoi de mettre sous format électronique des documents qui devront de toute façon être imprimés un jour par les clients dans le cadre de formalités administratives par exemple. Autrement dit ce que les clients ne paieront pas à leurs fournisseurs de services, ils le paieront en consommables. Bénéfice réel pour le client proche de zéro.
Cela sert à quoi aussi d'avoir un catalogue produits pléthorique sur internet pour voir les commerciaux sécher à la moindre demande spécifique pour ne pas dire unique du client en point de vente physique, sans compter l'explosion du SAV avec des clients qui ramènent souvent les articles qu'ils ont acheté, faute d'avoir su correctement les choisir notamment pour tout ce qui touche à la haute technologie. Un peu fouillis fouillis tout cela mais les usages vont bien finir par tout niveler.
Mais également car la transformation digitale, avec tous ses anglicismes qui enjolivent les conversations des marketeux, est aussi le dada des informaticiens, des gens du marketing et des ressources humaines, cela sert à quoi d'avoir des usines à gaz de données, de beaux outils avec un taux d'utilisation des fonctions comparable à celui du smartphone, c'est à dire bien en deçà du potentiel offert.
Aussi le moyen de donner un sens à la transformation digitale de votre entreprise est de centrer son "pourquoi faire" sur tous les bénéfices qu'elle va avoir pour le client, principale richesse durable d'une entreprise en actions et pas en immobilisations....
La transformation digitale portée par un projet orienté 100% Client.
Comme indiqué dans le résumé, un seul mot fait écho auprès de tous les métiers dans l'entreprise, le Client. Et en BtoB le client final du Client donc le "to C"
Adosser sa transformation digitale à un projet dont le thème principal pourrait être "Tous pour 1, le Client ! " relève du génie stratégique et opérationnel.
Pourquoi ?

- Parce que le prix est pour le Client un facteur décisionnel important. Et comment le prix se forme-t-il ? Avec une somme de composantes qui, si elles sont fonctionnellement et opérationnellement maîtrisées, en assurent la compétitivité durable. Et là le digital a un rôle important à jouer en retirant à l'humain tout ce qui est censé avoir une faible valeur ajoutée pour le centrer sur des actions à valeur ajoutée comme l'innovation, l'optimisation des processus, des outils et des organisations, la mise en place pour les commerciaux de projets et de solutions clients plutôt que ce gavage des clients avec des produits et des services à leur placer à tout prix en leur donnant des illusions, du rêve.

- Parce que mieux les collaborateurs de l'entreprise sont formés, mieux ils serviront le Client et comme tout le monde sait que lorsque nous réunissons le temps passé sur les projets à celui passé sur les tâches récurrentes, en n'oubliant pas le temps de management, il ne reste plus beaucoup de place pour réaliser les formations indispensables pour que tous les collaborateurs sans exception s'adaptent en interne aux évolutions et aux exigences de plus en plus fortes du marché donc du Client. Et là la transformation digitale permet un gain de temps et d'argent considérable avec l'e-learning pour en faire profiter qui en bout de chaîne le Client.

- Parce que le premier à donner la migraine à la plupart des métiers de l'entreprise, c'est bien le Client. Il n'est quasiment jamais là où il est attendu, comme le poisson qui glisse dans les mains du pêcheur en y laissant quelques écailles, même si les entreprises avec le digital et la Big Data en particulier font preuve de plus en plus d’ingéniosité pour le traquer dans ses moindres faits et gestes consuméristes aujourd'hui comme demain. Mais là encore il ne faut pas faire n'importe quoi côté marque parce qu'un Client agacé est un Client perdu. Alors plutôt que laisser le Client vivre complètement sa vie partout où il navigue (omnicanal) autant lui rappeler sur son chemin par petites touches ingénieuses que la marque est là et peut lui donner satisfaction bien plus que la marque voisine. Mais aussi apporter au Client un service après-vente exemplaire sans compter les réponses aux tas de questions qu'il se pose qu'il ira chercher sans le moindre scrupule sur un forum utilisateurs si la marque le perd dans un service Client à méandres.

Alors une fois que le projet "Tous pour 1 le Client ! " est décidé, c'est là que les choses sérieuses commencent pour la transformation digitale de l'entreprise car l'orienter 100% Client signifie quoi en termes de comment faire ?

Comment conduire sa transformation digitale ?

Quelques recettes tirées de l'expérience qui peuvent transformer digitalement gagnant gagnant Entreprise / Client :

- Décider comme dans tout changement la transformation digitale au bon moment pour éviter de la faire en mode urgence pour ne pas dire en mode crise, de la prendre par le plus mauvais bout qu'il soit de mon point de vue : l'Outil. Car un outil n'a jamais fait une stratégie, il ne fait que l'aider dans sa mise en oeuvre opérationnelle.

- Transformer en mode projet, le seul moyen de fédérer tous les métiers de manière transverse et collaborative dans le cadre d'une stratégie de développement et opérationnelle définie, claire, communiquée et partagée. Pas de stratégie, pas de transformation digitale efficace !

- Mettre le Client au centre de la transformation digitale car à lui seul il emporte tous les bénéfices pour lui et pour la société. " Tous pour 1, le Client."

- Choisir sans se tromper le leader du projet, celui ou celle qui va être le gardien de la transformation digitale. Un senior ayant une bonne connaissance de tous les métiers accompagné du regard externe d'un ou plusieurs consultants spécialisés dans la transformation digitale formeront la meilleure des équipes.

- Eviter d'héberger la transformation digitale au sein d'une direction métier mais directement rattachée au PDG, DG ou au Chef d'entreprise.

- Intégrer du temps passé directement avec les utilisateurs finaux et le Client dans chacun des jalons clés du projet.

- Impliquer les collaborateurs en leur permettant de réaliser des livrables en mode "victoires rapides" (les idées digitales qui tuent sans développements importants). Les collaborateurs en raffolent surtout les juniors.

- Ne jamais perdre de vue que le digital n'a jamais autant rapproché du physique qu'il complète parfaitement, en étendant son champ d'actions.Il n'est pas suppressif, il est complémentaire...

Morale de l'histoire

La transformation digitale d'une entreprise est l'affaire de toute l'entreprise au service de sa richesse principale le Client. C'est fou comment on peut être performants quand on sort de toutes ses problématiques métiers enfermées dans leurs silos, pour en faire une vraie stratégie de développement et opérationnelle. De manière à faire en sorte que l'entreprise se façonne à son marché sans imaginer que le marché pourra se façonner à elle dans le monde du 2 fois plus vite, deux fois moins cher.

Chronique de Patrick RICHARD sur journaldunet.com



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le 02-02-2016



Bonduelle teste la vente à domicile

Dans une logique de test & learn, Bonduelle, la marque de légumes surgelés et en conserve, ajoute une corde à son arc : celle de la vente à domicile. Retour sur cette initiative originale.
Implanté dans tous les supermarchés de France, Bonduelle teste une tout autre manière de vendre et des plus surprenantes pour un acteur de la grande conso.

Depuis un an, le spécialiste des légumes surgelés et en conserve s'initie en effet à la vente à domicile. Alors que, pour beaucoup, ce type de vente renvoie aux années soixante-dix / quatre-vingt, Bonduelle y perçoit une nouvelle voie innovante. Pour la marque, la vente à domicile répond à trois objectifs : " Rendre accessibles nos produits dans les régions éloignées de nos points de vente ; développer une meilleure connaissance client ; apporter une expérience client nouvelle ", liste Céline Mayaud, responsable des réseaux alternatifs Bonduelle.

Valoriser l'image de marque avant tout
" Grâce à nos ambassadrices, nous développons et instaurons un lien très fort avec nos clients "
Il ne s'agit pas de concurrencer la grande distribution, comme le précise Bonduelle, mais d'offrir aux clients une qualité relationnelle que le retail classique n'offre pas. " Grâce à nos ambassadrices, nous développons et instaurons un lien très fort avec nos clients ", explique Céline Mayaud. Et de poursuivre : " En se réunissant autour de nos produits pour proposer des recettes innovantes, en participant à des ateliers de cuisine et en échangeant de bons conseils, les acteurs de ce canal de vente contribuent à redorer notre image. " Il est vrai que la boîte de conserve évoque peu ¬l'inventivité culinaire et la qualité gustative...

Un réseau de vendeuses qui s'élargit
C'est au sein de sa région d'origine, le Nord-Pas-de- Calais, ainsi qu'en Picardie, que la marque de légumes a commencé par recruter quelques ambassadrices. Elles sont désormais 25 à commercialiser des conserves depuis leur domicile, sous le statut de Vendeur direct indépendant (VDI). Commissionnées sur les ventes, entre 15 et 24 % du CA hors taxe suivant les volumes signés, elles perçoivent un pourcentage supplémentaire si elles parrainent de nouvelles vendeuses.
" Rapidement, nous avons constaté que ce système plaisait, côté clients comme côté vendeuses ", indique Céline Mayaud. C'est pourquoi Bonduelle a décidé d'élargir le concept, en recrutant récemment une développeuse chargée d'animer et d'enrichir le réseau d'ambassadrices pour le quart nord-est de la France.

Tester de nouveaux produits par vente à domicile, lancer des gammes en avant-première, telles pourraient être les évolutions pour ce nouveau mode de vente pour Bonduelle. " On ne s'interdit rien, nous gardons la logique test ", conclut Céline Mayaud, qui précise que ce nouveau canal ne représente pour le moment qu'une très faible part du chiffre d'affaires du groupe.

Un food truck Bonduelle
Soupe de carottes au cumin, lasagnes aux légumes du soleil et muffin Popeye aux épinards en dessert. Voici un menu original concocté par les Toqués de légumes by Bonduelle, le food truck lancé par la marque en septembre 2015. Ce camion cuisine sillonne les quartiers de Wasquehal, de Villeneuve-d'Ascq et des alentours, région originaire de Bonduelle. Démontrer aux consommateurs que les légumes surgelés et en conserve peuvent s'inscrire dans des recettes originales et concourir à une pause- déjeuner équilibrée, tel est l'objet de cette toute nouvelle opération marketing.

Publié par Laure Tréhorel sur actionco.fr



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le 20-01-2016



Les 10 clés de succès de l'expérience client selon Forrester

En 2016, le fossé entre les entreprises obsédées par le client et les autres va se creuser. Dans une récente étude, Forrester a identifié 10 facteurs de réussite pour faire de l'expérience client un avantage concurrentiel.
Les consommateurs ont changé les règles et bouleversé les fondamentaux du marché. Pour y répondre, les entreprises ont compris qu'elles devaient mettre en place des stratégies plaçant le client au coeur. Mais selon Forrester, le problème qui se pose aujourd'hui relève de l'ampleur de la tâche et de la vitesse d'exécution de ces stratégies. Le cabinet prédit d'ailleurs que l'écart se creusera en 2016 entre les entreprises qui progresseront dans leur adaptation à l'ère du client et commenceront à prospérer et celles qui n'ont pas entamé la transformation, qui constateront un départ significatif de leurs clients et entameront un lent processus d'extinction.

Voici les 10 facteurs clés de succès identifiés par Forrester dans une étude pour 2016 :

1) Personnaliser l'expérience client

Les clients attendent des entreprises qu'elles les traitent en tant qu'individus et au moment où ils en ont besoin. Ils récompenseront les entreprises qui sauront anticiper leurs besoins individuels et sanctionneront celles qui auront besoin de collecter des informations basiques sur eux à chaque point de contact. En 2016, le niveau et la qualité des expériences personnalisées seront des éléments déterminants pour gagner en réputation et en part de marché. Les entreprises qui réussiront seront celles qui sauront tirer parti des systèmes d'analyse et d'exploitation des données pour générer de l'intelligence client permettant de gérer les relations avec les clients de façon à la fois réactive et prédictive.

2) Implémenter des stratégies pluridisciplinaires

L'expérience client est destinée à fournir des expériences personnelles de grande qualité et ceci, quel que soit le canal choisi, tout en restant en cohérence avec la promesse de la marque. Et ce n'est pas si simple : la combinaison des gens, des processus et des technologies doit permettre de comprendre, d'anticiper et de fournir ces expériences au quotidien. L'expérience client est directement liée à la croissance de l'entreprise : de petits efforts tactiques dans le domaine vont l'impacter directement. Les directeurs marketing doivent donc conduire le changement pour transformer des expériences de qualité en croissance. Les entreprises qui mènent la transformation de leurs opérations pour offrir à leurs clients des expériences personnalisées et à forte valeur vont creuser un fossé entre elles et celles qui, à la traîne, se contentent de mettre en oeuvre des actions tactiques et ponctuelles pour l'expérience client.

3) Mettre en place un leadership disruptif

Les dirigeants d'entreprise vont devoir envisager des changements significatifs dans leurs équipes pour réussir sur un marché dans lequel l'expérience client et l'impact du numérique ont modifié les enjeux de la compétitivité. Ceux qui s'accrochent aux modalités de management actuelles pour simplement préserver les structures de pouvoir en place prennent des risques inutiles.

4) Connecter la culture de l'entreprise à sa réussite

La culture d'entreprise, jusqu'alors perçue comme un luxe, constitue désormais une étape stratégique. Elle n'est pas un sous-produit du changement, elle le nourrit. Facteur de rapidité et d'efficacité, elle permet de créer des réflexes, des règles, et favorise le virage vers une organisation "customer-obsessed". Les entreprises qui investissent dans leur culture pour accélérer le changement prendront un avantage significatif sur leurs concurrents. Celles qui n'investissent pas ou qui différeront leurs investissements dans les changements culturels perdront du terrain.

5) Opérer à la vitesse de ceux qui provoquent les ruptures, les " disruptors "

En 2016, les leaders traditionnels vont animer les principaux points de différenciation pour se battre contre les " disruptors " digitaux. Ces leaders acceptent l'idée que, désormais, les ruptures ne sont pas des évènements exceptionnels mais vont devenir la norme et, par conséquent, ils feront tout pour dynamiser leur taille, leur marque et leurs données tout en opérant à une plus grande vitesse. Les entreprises à la traîne continueront d'être prises au dépourvu et " joueront en position défensive " sur le marché.

6) Faire évoluer les programmes de fidélité

Désormais, les programmes de fidélisation vont de plus en plus impliquer les clients et ne seront plus simplement faits pour eux. Les clients veulent customiser les produits, voire même participer à leur conception grâce aux technologies d'impression 3D, et cela change la donne. Les entreprises qui trouvent les moyens de faire participer leurs clients à la définition de leur marque et à la conception de leurs produits vont expérimenter de nouveaux et puissants niveaux d'affinité ; les entreprises qui essayent d'optimiser leurs programmes de fidélité actuels n'enregistreront qu'un faible impact sur l'affinité ou sur leurs revenus.

7) Convertir la " business intelligence " en valeur ajoutée pour le client

En 2016, les algorithmes vont offrir aux entreprises un avantage concurrentiel certain. Parce que les analytics améliorent la capacité de l'entreprise à comprendre, anticiper et agir sur les données pour favoriser la valeur, l'efficacité et la croissance. Les leaders utiliseront les démarches analytiques comme un avantage concurrentiel pour délivrer des services personnalisés à chaque point de contact humain et numérique ; les autres se noieront dans le Big Data.

8) Maîtriser le numérique

Les entreprises qui souhaitent prospérer devront maîtriser le digital pour générer de la croissance et prendre des parts de marché. Celles qui ne le feront pas deviendront des " dinosaures digitaux ", en voie d'extinction. Les entreprises qui développent de vraies expertises dans l'utilisation du numérique en tant que levier de croissance vont se différencier de celles qui " bricolent " des services numériques qui ne servent qu'à agrémenter leur métier historique. Les investissements dans l'innovation sont en augmentation et les compétences numériques sont très recherchées. Les cadres dirigeants des plus grandes sociétés sont en train de faire du digital un facteur clé de la transformation, ils ne se contentent pas d'orner leur entreprise de quelques expériences et outils numériques.

9) Se différencier au travers de la confidentialité des données

La confidentialité des données va s'élever au rang de valeur ajoutée, à laquelle les clients seront particulièrement sensibles. Failles de sécurité largement médiatisées, usurpations d'identité et incidents liés à la confidentialité des données ont changé la dynamique. Les clients sont désormais conscients ; ils font attention et veulent agir sur la manière dont est protégée leur vie privée. Les leaders ne feront plus de la confidentialité un risque potentiel et une considération légale, mais un moyen de recruter et fidéliser de nouveaux clients ; les entreprises qui relègueront la confidentialité au statut de niche " joueront en position défensive " et seront confrontées à un risque accru de perte de parts de marché.

10) Mettre en place un modèle opérationnel fortement axé sur le client

En 2016, les entreprises qui réussiront le virage vers des opérations fortement axées sur le client y gagneront une différenciation durable. Celles qui conserveront leurs vieilles habitudes entameront un lent processus d'échec. Mais comment faire pour réussir ? La réponse à cette question n'est pas simple, parce que le changement opérationnel - et consécutivement celui des personnes - est sismique : âmes sensibles s'abstenir.
Mais il n'est pas optionnel. Les fondamentaux du marché sont simplement trop différents pour forcer les vieilles structures à entrer dans cette nouvelle réalité.

Publié par Claire Morel sur actionco.fr



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le 18-01-2016



Quels sont les effets du pouvoir sur le comportement des managers ?

Lorsque les managers ont du pouvoir, ils ont tendance à adopter trois types de comportements ...
Il y a quelques années, des chercheurs de l’université de Berkeley ont demandé à des étudiants de réfléchir à la façon d’améliorer la vie sur le campus. Dans chaque groupe, deux étudiants étaient chargés de rédiger une note sur le sujet. Le troisième étudiant (choisi au hasard…) avait pour mission d’évaluer la note et de fixer la rémunération des deux autres étudiants. En fait, les chercheurs n’étaient absolument pas intéressés par la façon d’améliorer la vie sur le campus de l’université de Berkeley. Leur objectif était de mieux comprendre les effets du pouvoir sur le comportement des gens.

Après une demi-heure, l’un d’entre eux apportait une assiette avec cinq cookies aux étudiants. Il observait alors ce qui se passait. Si personne n’osait prendre le cinquième (et dernier) cookie, l’étudiant qui jouait le rôle du « chef » prenait systématiquement le quatrième cookie. Il avait également beaucoup plus tendance à manger avec la bouche ouverte et à laisser des miettes que les deux autres étudiants !

Des centaines d’études ont été menées sur les effets du pouvoir. Elles montrent toutes que :
• Plus on a de pouvoir, plus on cherche à assouvir ses désirs (en prenant par exemple un cookie de plus que les autres…)
• Plus on a de pouvoir, moins on accorde d’attention aux autres (en mangeant par exemple ses deux cookies comme un porc…)
• Plus on a de pouvoir, plus on pense que les règles qui s’appliquent aux autres ne s’appliquent pas à soi (en prenant par exemple un cookie de plus que les autres et en le mangeant comme un porc…).

L’étude dite « des cookies » peut sembler anodine… mais ses résultats font froid dans le dos. S’il suffit de donner un tout petit peu de pouvoir à quelqu’un pour qu’il se comporte de manière aussi « désinhibée », que se passera-t-il si on lui donne beaucoup de pouvoir ? Comme l’ancienne Présidente de l’INA, il facturera peut-être 40.000 euros de notes de taxis à son entreprise (en moins d’un an) sans trouver cela anormal ...

Source : Sutton, R. (2010), Good boss, bad boss, Business Plus.

article de Jérôme Barthélemy sur https://www.linkedin.com/pulse



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le 11-01-2016



Quels seront les modes de livraison de demain ?

Dépassé, le postier. Désuet, le point relais. Aux oubliettes, le click&collect. De nouveaux moyens de livraison sont déjà dans les cartons. Fast forward.
Les nouveaux modes de livraison se multiplient depuis deux ans. En particulier, depuis qu'Amazon a annoncé travailler sur les drones aériens, fin 2013, de nombreux transporteurs se sont approprié le même objectif. DHL, UPS, La Poste via sa filiale Geopost, les postes allemande, suisse et finlandaise… même Google planche sur le sujet dans le cadre de son Project Wing, tout comme Walmart et Alibaba.

Des obstacles techniques demeurent, tels que l'autonomie limitée des appareils (davantage de batterie signifie moins de charge transportable), les collisions à éviter ou le manque de précision du lieu d'atterrissage. En outre, l'actuel cadre légal constitue une véritable entrave, puisque dans de nombreux pays il interdit le vol de drones autonomes, sans pilotage direct par un opérateur humain. Enfin, le modèle économique, à l'opposé de la mutualisation habituellement nécessaire à la rentabilité des moyens de transport de colis, reste également à trouver.

Tout ceci conduit assez logiquement UPS à la perplexité et les postes européennes à imaginer des applications réservées à la livraison de zones difficiles d'accès. Cependant, Amazon continue d'envisager le drone comme un moyen de livraison pour tous, notamment parce qu'une grande majorité de ses colis ne dépassent pas 2,2kg. L'e-commerçant américain vient d'ailleurs de présenter le dernier modèle de ses drones Prime Air, capables de transporter des colis à 90km/h ans un rayon de 25km. Quant à l'e-commerçant chinois JD, il projette même de déployer 200 000 drones de livraison.

L'avenir n'est pas nécessairement dans les airs

Pendant que le secteur de l'e-commerce se demande si et quand les drones aériens vont révolutionner la livraison de colis, un drone d'une autre nature est en train de voir le jour à l'initiative de deux cofondateurs de Skype, Ahti Heinla et Janus Friis. Starship Technologies, leur start-up britannico-estonienne, conçoit un drone terrestre capable de livrer des courses alimentaires ou des petits colis au pied du domicile d'acheteurs urbains. Avec un avantage certain : il ne risque pas de tomber sur la tête de quelqu'un ou de faire exploser un avion.

Le scénario que les deux entrepreneurs imaginent est le suivant. Des "entrepôts portables" construits à partir de containers réaménagés seront dispersés dans la zone à couvrir, sur des parkings ou à côté de grandes surfaces. Le drone Starship sera chargé automatiquement puis cheminera sur les trottoirs à une vitesse maximale de 6,5km/h sur un rayon de 3,2km, pour livrer en moins d'une demi-heure une cargaison pesant jusqu'à 18kg. Une application mobile permettra à l'acheteur de suivre le trajet de son livreur sur roues puis d'en ouvrir le coffre. Pour arriver à bon port, le drone emploiera une carte haute résolution, un radar, une caméra (dissuadant aussi les vols), un micro et un haut-parleur pour interagir avec les passants, et pourra demander à un opérateur humain de reprendre le contrôle à distance.

Et si l'on imagine mal ces R2D2 de l'e-commerce se frayer un chemin boulevard Haussmann aux heures de pointe, ils pourraient en revanche prospérer dans des zones urbaines moins denses, comme les quartiers résidentiels, les campus universitaires ou les zones d'habitation protégées. Starship Technologies lancera dès ce printemps des pilotes à Greenwich, près de Londres, ainsi qu'aux Etats-Unis, avant un lancement commercial prévu pour 2017.

Tous l'écosystème s'y met

Plus proches de nous, d'autres modes de livraison s'apprêtent à bousculer les acteurs en place et à créer de nouvelles habitudes chez les consommateurs.

Par exemple, si Cityssimo de La Poste avait été un échec, on voit aujourd'hui revenir les consignes automatiques par la grande porte avec Abricolis du Polonais Inpost, Packcity de Neopost ID et Pickup Stations de Pickup Services. Des constructeurs automobiles s'essaient également à la livraison e-commerce en permettant aux livreurs de déposer les colis dans le coffre de voiture, à l'instar de Volvo en Suède ou d'Audi en partenariat avec DHL et Amazon en Allemagne.

L'économie à la demande est elle-aussi appelée à la rescousse et un Uber, qui teste le transport de colis à New York via son service UberRush, bâtit une bonne partie de sa valorisation sur son potentiel dans la livraison e-commerce. Quant au crowdsourcing du dernier kilomètre, plusieurs start-up françaises marchent dans les pas de Postmates et d'Instacart, pendant que les Walmart, Starbucks et Amazon se frottent les mains d'avoir peut-être trouvé une solution rentable à la difficile équation de la livraison le jour-même.

Autrement dit, la livraison e-commerce n'est déjà plus l'apanage des acteurs spécialisés. Des start-up, des géants du Web et des retailers déploient des trésors d'imagination pour inventer les modes de livraison de demain… et n'hésitent plus à aller concurrencer les transporteurs sur leur propre terrain. En témoigne Amazon, en train de constituer sa propre flotte d'avions afin de pouvoir éviter le goulot d'étranglement d'UPS, incapable désormais d'assumer la croissance du leader mondial de la vente en ligne. Pour la société de Jeff Bezos, the sky is the limit...

Article de Flore Fauconnier sur journaldunet.com



News

le 05-01-2016



Qui sont les acheteurs de MDD ?

9 Français sur 10 achètent des MDD, 56% en achètent même régulièrement. Mais qui sont-ils et quelles sont leurs attentes ? Arcane Research a mené une étude sur le sujet et voici ses principaux enseignements.
Leurs enseignes préférées


Logiquement, les acheteurs de MDD fréquentent d’abord des enseignes dont l’offre est large : Leclerc arrive premier (plus de quatre consommateurs de MDD sur 10 fréquentent l’enseigne), suivi de Carrefour (36%), Lidl (25%), Auchan (25%) et Intermarché (22%). Un acheteur sur quatre a recours au Drive, et 6% l’utilisent même « systématiquement ». Un proportion particulièrement élevé pour Auchan et Cora, dont près d’un client sur deux de MDD est utilisateur régulier ou occasionnel. Cora bénéficie peut-être d’avoir été l’un des pionniers du web avec son site Houra.fr

La satisfaction sur les MDD

Alors que Picard n’atteint même pas un acheteur sur deux de MDD, ceux qui sont clients semblent adorer ses produits. L’enseigne arrive en tête des taux de satisfaction sur sa marque propre, avec un taux de 98%. Même score chez Thiriet, l’autre spécialiste du surgelé. Ces marques font preuve d’une véritable imagination pour développer une offre MDD originale, mais surtout disposent d’une gamme de produits de marque très limitée. Logique donc que les clients qui les fréquentent soit plutôt fans de leur propres produits. Parmi les généralistes, Monoprix arrive en tête avec 93% de satisfaction. L’enseigne bénéficie sûrement de sa communication originale autour de ses MDD.

La satisfaction sur les MDD par produit

Globalement, 83% des acheteurs de MDD sont satisfaits de ces produits. Les produits frais (lait, oeufs, beurre, yaourts, fromages frais) ont la meilleure image, avec un taux de satisfaction de 90% à 93%. Même sur des rayons fortement dominés et valorisés par des grandes marques, comme les eaux minérales, les biscuits apéritifs ou les biscuits, le taux de satisfaction des MDD demeure remarquablement élevé (plus de 85%). Dans les dernières places, on trouve la bière, la nourriture pour chiens et chats et les colas. Ah, cet inimitable Coca-Cola…

Les améliorations attendues

Sans surprise, la première attente des consommateurs, c’est un prix plus bas (34% d’entre eux). Mais aussi une meilleure qualité et du « Made in France », pour 31%. Cela tombe bien car la plupart du temps, les MDD sont fabriquées par des PME locales ou nationales. Les produits innovants ne sont souhaités que par 13% des répondants, alors que c’est souvent un des principaux axes mis en avant par les distributeurs. Mieux vaut imiter une crème dessert au bon chocolat plutôt que lancer une saveur baba au rhum.
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